mardi 6 mai 2008
Un an de sarkozysme (suite) et une (ré) écriture de l'histoire de France
Par Marc, mardi 6 mai 2008 à 15:20 :: Reste du monde
Déjà , en avril 2007, le CVUH décortiquait la manipulation de l'histoire dans les discours de Sarkozy: "Nicolas Sarkozy utilise l’histoire dans un double but : produire un nouveau rêve national qui brouille toutes les analyses et toutes les convictions ; détourner l’attention de son programme réel que l’on peut qualifier de national-libéral et dont les premières victimes seront les cibles directes de ses discours de récupération." Voilà tout est dit, anéantissement des oppositions sous toutes ses formes par la récupération, la manipulation et le retournement de sens...

Avril 2008, le CVUH (Comité de Vigilance face aux Usages publiques de l'Histoire) publie un livre, collectif d'historiens: Comment Nicolas Sarkozy écrit l’histoire de FranceSous la direction de Laurence De Cock – Fanny Madeline - Nicolas Offenstadt – Sophie Wahnich
Guy Môquet, Jaurès, les colonies, et tant d’autres… Nicolas Sarkozy en campagne, puis au début de son mandat, n’a cessé d’utiliser et de brandir des références historiques.
Cet usage immodéré a mobilisé autant de mises en scène grandiloquentes que de discours de filiation destinés à dessiner les contours d’une France mythique du candidat puis du président. Comment voir clair dans tous ces personnages et événements sans cesse mélangés et associés les uns aux autres en dehors de tout contexte ? Comment comprendre le brouillage de références qui empruntent autant aux grandes figures de la gauche qu’à celles de la droite ? Quels sont les enjeux et les effets politiques de telles constructions ?

Edition 2008 - Une démocratie asphyxiée











Tous les médias sont-ils de droite ? Évidemment, non. Du moins si l’on s’en tient aux orientations politiques qu’ils affichent. Mais justement, qu’ils prescrivent des opinions ou se portent garants du consensus, les médias dominants non seulement se comportent en gardiens du statu quo, mais accentuent les tendances les plus négatives inscrites, plus ou moins en pointillé, dans le mécanisme même de l’élection. Ce sont ces tendances qui font l’objet du présent ouvrage : la primauté accordée aux jeux politiciens sur les enjeux politiques ; la personnalisation outrancière au détriment de la présentation de projets ; l’atrophie de l’espace médiatique au bénéfice des candidats du bipartisme ; la réduction du « politiquement pensable » et sa confiscation par les cercles de prétendus experts.













